Azerbaidjan

L'Azerbaïdjan est un endroit exceptionnel pour l'observation des oiseaux. Ce pays offre, rassemblés dans un espace relativement restreint, une grande variété d'habitats, depuis des zones de haute montagne jusqu'à des zones subtropicales. Cela en fait un lieu de vie idéal pour maintes espèces, dont les oiseaux. Quelque 365 espèces d'oiseaux ont été recensées en Azerbaïdjan. L'éventail comprend des espèces de grande taille, spectaculaires, comme les flamants et les aigles, un grand nombre d'oiseaux aquatiques, des oiseaux colorés comme les guêpiers, rolliers et Huppes fasciées, et de nombreuses fauvettes, rousserolles et pouillots qui représentent un vrai challenge d'identification, même pour les ornithologues les plus avertis.

Le spectacle qu'offrent les oiseaux change constamment avec les saisons. Grâce à des hivers  relativement doux, de nombreux oiseaux venus du nord hivernent en Azerbaïdjan. Les oiseaux d'eau se concentrent par milliers dans les nombreuses zones humides, grandes et petites, côtières et intérieures. Parmi ces oiseaux on peut voir des cygnes, des oies, des canards, des flamants roses, et des limicoles comme la Barge à queue noire, le Courlis cendré et la Bécassine. Sur la côte, Mouette rieuse et Goéland cendré sont communs. Dans l'intérieur, des Busards Saint-Martin, quelques Faucons pélerins et sacre chassent - ces derniers, malheureusement, et illégalement, sont encore capturés pour une revente lucrative aux fauconniers arabes. Certaines espèces de petits oiseaux qui nichent plus au nord viennent aussi ici pour l'hiver. On y voit des vols massifs de Pipits des prés et de Pinsons du nord, par exemple, qui errent dans les zones ouvertes, se nourrissant de graines. Dans les montagnes, la plupart des oiseaux de la zone alpine, comme le Rougequeue de Guldenstadt et le Roselin tacheté, sont contraints d'habiter plus bas plus bas en hiver par la neige, certains jusque dans les vallées fluviales. Pour certaines espèces observables en hiver - le Pèlerin, par exemple - les effectifs comprennent des individus hivernants venus du nord et des individus sédentaires. Le réchauffement climatique pourrait être à l'origine de l'augmentation du nombre d'espèces qui hivernent habituellement en Azerbaïdjan.

Le printemps réduit un peu le grand spectacle des zones humides, mais apporte un grand flux de migrateurs et d'oiseaux nicheurs. La plupart des oiseaux aquatiques et limicoles partent pour les climats du nord, à partir de fin février. Les premiers arrivants en provenance du sud comprennent la Huppe fasciée, l'Hirondelle rustique et le Traquet motteux, tous facilement visibles le long des routes. Au dessus de vos têtes, il est possible d'entendre l'appel rauque des Grues cendrées ou d'apercevoir des Aigles des steppes, en route vers la Russie ou le Kazakhstan. La migration de printemps atteint son apogée en avril et mai. Toutes sortes de petits oiseaux, comme les pies-grièches, les fauvettes, les gobe-mouches, sont de passage ou restent pour nicher. On peut voir aisément des guêpiers et des rolliers, d'un bleu électrique, sur les fils téléphoniques. Sur la côte, un flux ininterrompu de cormorans, de sternes et de limicoles est de passage. Ce mouvement constant de passage et d'arrivée d'une vie nouvelle est certainement ce qui fait du printemps le moment le plus exaltant de l'année pour la plupart des ornithologues.

L'été, bien sûr, est le moment de la reproduction pour la plupart des oiseaux. Dans les marais, hérons, Cormorans pygmées, et les canards nicheurs sont faciles à voir; tandis que la Talève sultane, les Poules d'eau, et le plus discret Râle d'eau rôdent dans les roseaux. Les oiseaux forestiers, tels que mésanges et pics, dans les forêts de montagne et les petites forêts de plaine, quittent sans regret les troupes hivernales afin de se mettre en ménage. Les oiseaux alpins remontent les pentes jusqu'aux pelouses alpines à la limite des neiges. Les alouettes et traquets paradent au-dessus des espaces ouverts, délimitant leurs territoires. Certains jours seront peut-être trop chauds pour nous, humains trop sensibles, mais il y a beaucoup à voir là-bas dans les montagnes et les plaines. Il est bon de profiter des heures matinales pour leur fraîcheur et aussi pour des oiseaux plus actifs.

Les migrations automnales ne présentent pas la même urgence ni la même concentration que la migration de printemps. Les oiseaux n'obéissent pas à la même impérieuse pulsion reproductrice, ils sont juste poussés par la nécessité de trouver de quoi manger en hiver. Tout commence avec les limicoles en fin d'été, puis la migration s'intensifie avec les petits oiseaux de l'intérieur en Septembre, et se poursuit vigoureusement avec toute une variété d'oiseaux de  l'intérieur et aquatiques en Octobre, pour se terminer enfin par la grande affluence des oiseaux d'eau (canards, oies et cygnes) d'Octobre à Décembre. Tout au long de l'automne, des rapaces comme les aigles et les faucons survolent le territoire, notamment le long de la côte. Les oiseaux aquatiques, eux aussi, ont leurs voies préférées de migration. La majorité suit la côte, certains coupant à travers la péninsule d'Apchéron, d'autres la contournant. Tandis que beaucoup de ceux qui ne s'arrêtent pas en Azerbaïdjan continuent vers l'Iran le long de la côte, d'autres se tournent vers l'ouest depuis les zones basses de la rivière Kura vers les zones humides de l'intérieur. Quelques-uns se dirigent vers la mer Noire.

Azerbaidjan, voyage ornithologique

Azerbaidjan, voyage ornithologique

Samedi 29 Avril - Mercredi 10 Mai 2017

PRIX: 2 050 EUR

Taille du groupe: 6 - 12 + guide

« more details »